Petites histoires parisiennes

Dans la capitale

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Il faut avoir voyager hors des frontières de France pour comprendre que Paris n’a d’égal. Elle est unique. Il y a Buenos Aires de l’autre côté de l’Atlantique qui en a bien de faux airs. Enfin non, je rectifie, BA abrite les seules saveurs d’un passé parisien fantasmé. Simple avis personnel.

Battre le bitume, rentrer en vélib’ après 2h du mat, déambuler à Rép’ ivre de trop de bars et de rires, pique-niquer sur les quais de Seine au moindre rayon de soleil, s’allonger sur les pelouses des parcs comme sur une plage de la Côte, traverser le périph’ et se demander comment font les gens pour y vivre, courir le champagne dans les vernissages en vogue, traverser la rue quand bien même le feu est vert, se faire klaxonner pour un rien par des taxis fous, être collé les uns aux autres aux heures de pointe dans le métro, rentrer chez soi seulement pour dormir quelques heures, étécé. La liste est non exhaustive tant la vie parisienne est propre à chaque parisien et nourrie d’une grande diversité. Tout aussi grande que la liberté qui y réside en ses murs.

Alors se promener dans les rues de Paris c’est rencontrer la nouveauté à chaque coin de rue, écrire une histoire à chaque coup d’œil. La vie parisienne y est peuplée de personnages autant que de fantômes. Elle y est intense, trépidante et remplie de frénésie. C’est une course, sans ligne d’arrivée ni même une étape pour se reposer, c’est une course oui, enfin une course sans fin.

Voici une ville à part dans laquelle j’ai passé des jours, des soirées et des nuits entières à arpenter les rues, à la recherche d’un éclat de lumière, d’une étincelle, à la recherche d’une rencontre, sans doute aussi à la recherche de moi-même.

Il a fallu que je la quitte pour me rendre compte que dans cette ville lumière, tout ce qui brille n’est pas d’or. Et c’est mieux ainsi parce que l’or n’est qu’une chimère qui de tout temps a fait perdre aux hommes leur raison. Car le seul or véritable est celui des alchimistes. Oui l’or spirituel, ce trésor pour l’âme seule.

Voilà le fruit de son enseignement le temps d’une parenthèse de vie. Et voilà pourquoi j’y retourne. Je l’aime, elle, cette ville et ses lumières. Mais je l’aime aujourd’hui dans le détachement et la distance. Car le plaisir est bien plus grand lorsque les illusions ne se transforment plus en fausses promesses et que les projets prennent vie avec sérénité.

Paris à la vie, Paris en images.