C’est ce que l’on appelle une scène de rue, de la vie quotidienne. Les américains appellent cette discipline Street photography. Les grands maîtres que j’apprécie en la matière se nomment Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson, Joel Meyerowitz (joli portfolio dans le dernier Polka Magazine), Walker Evans, Robert Frank, Lee Friedlander, William Klein, Saul Leiter, Vivian Maier, Daido Moriyama, Garry Winogrand pour les plus connus. Chacun d’eux possède son style, sa technique, son format et aucun ne se ressemble. Pourtant tous photographient la vie dans la rue et savent nous raconter ses histoires qu’elles soient tendres ou plus difficiles.

Pour ma part, voici une scène de vie de rue comme je les apprécie, entre cet homme qui nourrissait des pigeons par centaine et un autre individu venu le narguer. Ils se sont insultés par la suite, la rue est un territoire comme un autre. J’ai décidé de conserver cet homme dans mon cadre, de façon à le mettre en valeur lui uniquement. Le second personnage ne m’intéressait pas vraiment, j’ai préféré l’induire plutôt que de l’inclure à tout prix.

C’était fin novembre 2016 à Paris, lors d’une promenade entre chiens et loups du côté du musée du Centre National d’Art et de culture Georges-Pompidou.

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