hommage Paris 13 novembre 2015

Quatre jours. Quatre jours déjà.

J’étais avec mon papa, en train de regarder ce match de foot si futile, ce vendredi 13 novembre 2015. Cela faisait si longtemps que ça ne nous était pas arrivé et on était content tous les deux. Et j’ai l’impression, tout comme au mois de janvier dernier ou lors des attaques de 2001, que je me souviendrai longtemps encore de ce que je faisais, avec qui j’étais et de quelle façon j’ai appris cette si triste nouvelle. Le choc, l’hébétitude, l’incompréhension, la tristesse d’un tel carnage.

Je pense à toutes les victimes, à leurs proches auxquels je me sens tellement solidaire, toutes celles et tous ceux qui de loin ou de trop près ont vécu ces attentats de l’intérieur.

Aujourd’hui, il nous reste la vie. Parce qu’après une telle onde de choc, on a besoin de se sentir vivant. Et on a besoin de changements. Parce que l’on ne peut concevoir continuer de vivre ainsi encore longtemps, tant individuellement que collectivement, dans ce monde qui est néanmoins le nôtre. Pourtant tout autour, ce sont des humains. Comme vous, comme moi. Avec du sang rouge à l’intérieur. Et à l’extérieur, des différences. Celles-là mêmes qui forment la grande diversité de l’espèce humaine, sa beauté, sa particularité.

La liberté commence d’abord à l’intérieur de soi-même. Celle que l’on s’accorde, à soi, dans le silence de son coeur. Et vouloir en priver quelqu’un est un non-sens. Et lorsque le sang coule, cela devient un acte condamnable, d’une tristesse infinie.

La nuit laisse toujours place au jour d’après. Parce qu’ainsi va la vie, elle continue, tout simplement. Avec l’espoir d’un lendemain plus chantant, d’une légèreté retrouvée, un lendemain où l’être humain aura reconnu et apprivoisé son humanité comme étant son trésor le plus précieux et le plus sacré.

Gui