2009
> Photos et textes © 2009 – Guillaume Nédellec

Voici 21 clichés. De NYC au siècle 21. Présentant 21 mouvements. 21 différences.
New York fait partie depuis longtemps des grandes villes de ce monde. Au 21e siècle, elle y est en effervescence perpétuelle. Au travers de ce voyage, je me suis interrogé sur la place de l’homme dans cette ville sans limites. L’homme y semble démesurément petit dans ce gigantisme ambiant. Et pourtant c’est bien lui qui façonne cette ville. Ce sont des hommes, des femmes, des enfants aussi. Tous ici forment ensemble la formidable énergie de New York. Une énergie de vie. Une énergie de mouvement, que j’ai volontairement mise en relief. D’incessants mouvements humains face à l’immobilisme de la ville. Là réside le contraste, le paradoxe.
Le mélange de photos en couleurs et noir et blanc, certaines travaillées dans leur colorimétrie, est un parti pris volontaire. Il est au reflet de cette ville cosmopolite, toujours différente, jamais uniforme, libre de ces mélanges,
libre d’être, d’exister au-delà des codes établis, créant à chaque instant de la nouveauté et ne s’annihilant jamais dans l’étroitesse d’un quelconque carcan.
New York est aujourd’hui certes, un sujet à la mode. Mais c’est loin d’un tel contexte que ce reportage a été réalisé. Il a été fait avec le cœur. Mon cœur de photographe vivant un rêve éveillé ; sensible à l’énergie d’une grande ville de ce monde, loin de penser que Shanghaï un jour la remplacerait… Aucune ville au monde ne remplacera New York. Jamais. Elle est unique et vibre d’un souffle qui lui est propre.
NYC : au sud de Brooklyn, se trouve le quartier de Coney Island. Le matin, loin des foules de Time Square, on y croise le silence, la quiétude, loin, très loin des clichés habituels de NYC.
NYC : Central Park est un lieu de vie et de passage sans égal. Les new-yorkais se promènent, jouent, vivent, au milieu de cette immensité. Ils y puisent leur oxygène.
NYC : en pratiquant le tai chi, cet homme semble tenir New York dans ses mains. La ville n'est pas nécessairement porteuse du nihilisme de notre personnalité. Pour bien y vivre et se ressourcer, chacun trouve ses propres solutions.
NYC : Ddans un tel environnement urbain, le besoin de sortir et de se promener est une évidence. NYC offre de très beaux endroits pour s'aérer. Ici le Brooklyn Bridge conduisant vers la promenade des Brooklyn Heights.
NYC : une ville est constituée de directions différentes. C'est parfois un jeu de pistes, dans lequel on se perd. Avant de trouver. Il n'existe finalement pas de mauvaises directions, simplement des choix différents.
NYC : Love. Les new-yorkais aiment leur ville et le font savoir. Par des oeuvres de ce type notamment, des lignes de vêtement I love NY et un tas de produits dérivés. Le contraste du mouvement face au statisme, de l'austérité des bâtiments en fond face à la légèreté du monument, répondent au contraste de la couleur et du noir et blanc.
NYC : aux abords de Grand Central Terminal, la plus grande gare au monde, le mouvement des passants est effréné. Le temps d'un cirage de chaussures, on peut regarder la foule défiler de façon incessante, insaisissable, inarrêtable.
NYC : la tendance actuelle est au repli sur soi, chacun vivant de plus en plus dans son monde intérieur. A "l'extérieur", le mouvement jamais ne cesse, sur les avenues, les trottoirs, partout.
NYC est une ville hautement touristique, charriant des flux de plusieurs millions de touristes chaque année. Ici une famille américaine en visite sur Liberty Island.
NYC : quoi de plus drôle que de rire dans un musée… Surtout dans le célebrissime MOMA. Qui a dit qui les musées étaient ennuyeux ?
NYC : novembre 2009, lundi matin, il est 10h30. Un homme court sur le walkboard de Coney Island, torse nu. "Shoote le monstre" disent ces quelques mots au second plan. C'est drôle et décalé. C'est aussi ça New-York, le temple de la différence et des scènes incongrues.
NYC : tout autour du site du World Trade Center, le mouvement est incessant. La foule semble ne jamais s’arrêter. Peut-être est-ce pour conjurer le passé et éviter d’y repenser. Cet endroit est chargé d'une énergie palpable très particulière. On se demande, "est-ce bien là ?" Comme pour se mentir à soi-même face à la douleur, à la terreur passée. Oui c'est bien là. Malheureusement.
NYC : le feu tricolore symbole de la civilisation moderne et la croix celui d'un temps passé ? Illusoire. La religion est très présente dans la vie de bon nombre de new-yorkais. Les différentes églises ont notamment joué un rôle prépondérant dans la solidarité et l'entraide post 11 septembre.
NYC : comme toutes les grandes villes de ce monde, NYC possède son métro, déservant ses 5 boroughs et charriant ainsi chaque jour des millions de voyageurs.
NYC : à l'intérieur de Grand Central Station, la plus grande gare au monde, les voyageurs surgissent de partout, se meuvent comme dans une fourmilière. La foule prend ainsi le pas sur l'individualité. Le visage de la foule remplace souvent celui de l'homme.
NYC : aussi petit soit-il, c'est bien l'homme qui a bâti la majestueuse et imposante skyline de Manhattan, dans une démesure bien propre à sa condition.
NY : Time Square est un des hauts lieux animés de NYC. Le mouvement y est continuel sur la chaussé comme au dehors. Une foule est certes constituée d'individualités. Mais jusqu'où la ville dépersonnalise-t-elle ? Jusqu'à quel point perdons-nous ou retrouvons-nous nos propres couleurs ?
NYC: l'homme a le pouvoir de s'adapter à son environnement. Ici, il a su régir intelligemment le trafic de ce pont reliant l'île de Manhattan à Brooklyn. En bas circulent les voitures, en haut de sont les passants et autres cyclistes, le tout dans une organisation étonnante.
NYC : la ville aspire les êtres humains, les transforme et les réduit souvent à l'état de foule. Mais jusqu'à quel point la ville estompe-t-elle les particularismes et uniformise-t-elle les masses ?
NYC : tout le monde a rêvé au moins une fois de Broadway. Un taxi passe. Il repartira dans quelques instants. Puis un autre le suivra, dans un balais incessant. Le rêve se poursuit. Le mouvement en est son expression même.
NYC : de nuit, sur l'East River séparant Manhattan de Brooklyn, les bateaux passent. Le mouvement semble éternel dans cette cité. De jour comme de nuit, il est omniprésent. Au milieu des foules et des buildings se déroule son règne. Jamais identique. Toujours différent.
Bonus : à Dumbo, quartier de Brooklyn on retrouve des ambiances de films dont le cinéma et la télévision nous ont tant abreuvés.
Bonus 2 : nouvelle ambiance cinématographique pour ce cliché réalisé en hauteur, d'un toit d'une ancienne fabrique désaffectée.
Bonus 3 : cinéma toujours sur le Brooklyn bridge.
Bonus 4 : une dernière photo d'ambiance, les ponts sont des légendes vivantes à NYC.